Votre GMAO voit-elle ce que font vos sous-traitants ?
Les équipes FM françaises sont deux fois plus nombreuses à utiliser une GMAO, mais 51,1 % estiment manquer d'intégration. Voici par où commencer.
Les équipes FM françaises sont deux fois plus nombreuses à utiliser une GMAO, mais 51,1 % estiment manquer d'intégration. Voici par où commencer.

Pour la moitié des équipes FM françaises, pas vraiment. Elles sont pourtant deux fois plus nombreuses que la moyenne à utiliser déjà une GMAO (37,9 %, contre 19,0 %), selon le rapport L'État des opérations de FM 2027 : Les failles du FM. Mais 51,1 % d'entre elles estiment que leur organisation actuelle manque d'intégration.
En France, le logiciel est souvent déjà en place. La faille se situe dans sa connexion : aux sous-traitants et aux fournisseurs qui font le travail, et à l'historique des actifs. Voici d'où elle vient, et par où commencer pour la combler.
Le rapport s'appuie sur des échanges avec près de 60 équipes FM en France (5,3 % de l'échantillon), entre septembre 2025 et septembre 2026. Deux sur trois sont des PME (64,4 %), un quart des ETI (25,4 %) et 10,2 % de grandes entreprises. Les prestataires de services FM forment le groupe le plus important (33,9 %), suivis des sites industriels et énergétiques (28,8 %), de l'hôtellerie et des loisirs (16,9 %) et du commerce (10,2 %).
L'échantillon français est plus petit que celui des autres marchés, mais la tendance est nette :
Indicateur | France | Ensemble |
|---|---|---|
Utilisent une GMAO | 37,9 % | 19,0 % |
Utilisent Excel | 62,1 % | 56,3 % |
Ont des programmes de maintenance préventive et corrective | 65,2 % | 55,4 % |
Combinent des équipes internes et externes | 80,4 % | 74,5 % |
Estiment que leur organisation manque d'intégration | 51,1 % | 41,5 % |
Estiment que leur organisation suit mal les actifs et la maintenance | 66,7 % | 54,2 % |
Plus de GMAO, plus de planification, et pourtant plus de difficultés à intégrer les outils et à suivre les actifs. Le logiciel est là. Ce qui manque, ce sont les liens entre les outils, et entre les personnes qui interviennent sur les bâtiments.
Parce qu'une GMAO isolée devient un outil de plus dans le patchwork. Excel reste courant en France (62,1 %), et quatre équipes françaises sur cinq (80,0 %) disent que leur organisation actuelle les oblige encore à faire du travail manuel.
Un industriel nous a décrit des techniciens SAV qui passent des heures à rédiger des rapports Word après chaque intervention, les mêmes données étant saisies deux ou trois fois entre l'ERP, les dossiers de messagerie et Excel. Trois saisies pour une seule intervention, et autant d'occasions de se tromper.
Un tableau de bord ne vaut que ce que vaut le tableur qui l'alimente. Tant que la GMAO ne reçoit qu'une partie du travail, elle ne montre qu'une partie de l'opération. C'est l'une des raisons pour lesquelles les facility managers abandonnent la GMAO traditionnelle.
En France, 80,4 % des équipes FM combinent des équipes internes et externes. Quand un prestataire travaille dans son propre système, ses données restent chez lui, et chaque passage de relais devient un angle mort.
Un exploitant de stade n'a quasiment aucune visibilité sur les données de performance de son principal prestataire de maintenance, une situation qu'il compare à piloter à l'aveugle. Pour ses propres opérations, il jongle avec cinq outils distincts.
Un groupe hôtelier, lui, peine à suivre les travaux sous-traités sur ses 55 sites. Pour certains d'entre eux, cela faisait jusqu'à trois ans qu'il n'avait reçu aucun rapport de maintenance. Et comme les opérations françaises sont souvent spécialisées (69,6 %, contre 48,7 % sur l'ensemble), tenir un historique complet des actifs est encore plus difficile.
Le problème pèse des deux côtés du contrat :
Si vous êtes prestataire de services FM (un tiers de l'échantillon français), vos clients veulent voir ce que vous faites. Un rapport qui arrive des mois plus tard, ou jamais, ne prouve rien.
Si vous gérez vos propres bâtiments, une partie de l'historique de vos actifs vit chez vos prestataires. Quand le contrat change, cet historique peut partir avec eux.
Sans données partagées, on juge un prestataire au nombre de tickets clôturés, ou à l'impression qu'il laisse. Avec des données partagées et en temps réel, vous pouvez le juger sur ce qu'il influence vraiment : la disponibilité, le coût total, le risque de non-conformité et la satisfaction des occupants du bâtiment.
C'est aussi ce qui transforme la relation. Un prestataire qui travaille dans le même dossier que vous n'a plus besoin d'envoyer un rapport pour prouver son travail : le travail se voit. Pour choisir quoi mesurer, partez des indicateurs de maintenance les plus utiles à votre opération.
Pour beaucoup d'équipes françaises, le logiciel est déjà en place. La priorité pour 2027 est de le connecter, aux sous-traitants et aux fournisseurs qui font le travail, et à l'historique des actifs, pour que le dossier reste complet quel que soit le titulaire du contrat. Concrètement, quatre étapes :
Connectez les sous-traitants et les fournisseurs au même dossier. Équipes internes, prestataires et clients travaillent à partir des mêmes informations, au lieu de s'envoyer des rapports.
Saisissez le travail une seule fois, à la source. Le technicien enregistre l'intervention au moment où il la fait, et ces données alimentent les rapports sans que personne ne les ressaisisse dans Word ou Excel.
Rattachez l'historique à l'actif, pas au contrat. L'historique de maintenance doit rester chez vous, même quand le prestataire change. Une bonne gestion des actifs commence là.
Mesurez les prestataires sur leurs résultats. Disponibilité, coût total, risque de non-conformité, satisfaction des occupants : choisissez un ou deux indicateurs et suivez-les chaque mois.
Infraspeak est une plateforme de FM collaborative, propulsée par une IA agentique qui laisse les humains aux commandes. Elle est construite autour d'une conviction : le FM doit fonctionner comme un seul système connecté.
Un même environnement pour tous. Infraspeak connecte les équipes internes, les fournisseurs, les sous-traitants et les clients dans un même environnement partagé, pour que le travail, les données et les responsabilités ne se perdent plus aux passages de relais. Avec Infraspeak Network, les fournisseurs travaillent au sein de la même opération que les équipes qu'ils servent.
Une automatisation qui retire du travail. Infraspeak Gear AI prend en charge l'administratif de bout en bout et fonctionne avec les données déjà présentes dans la plateforme, sans capteurs nécessaires pour démarrer. Chaque workflow peut inclure une étape de validation humaine. 75 % des suggestions de Gear AI sont acceptées, et les automatisations de Gear AI font gagner jusqu'à huit heures par semaine sur l'administratif.
Un historique qui reste avec l'actif. Quand chaque intervention est enregistrée dans le même dossier, l'historique reste complet, quel que soit le titulaire du contrat.
Les chiffres de la France ne sont qu'une partie de l'histoire. L'État des opérations de FM 2027 : Les failles du FM présente les trois failles du FM (la faille administrative, la faille de connexion et la faille de visibilité), les résultats du Brésil, du Portugal, de l'Espagne et du Royaume-Uni, et cinq actions pour 2027.